50 NUANCES DU… VEGAN

Souvent nous imaginons les végétaliens comme un groupe uniforme simplement lié par la non-consommation des produits d’origine animale. Cependant, il existe aujourd’hui de nombreuses façons d’être végétalien.

Une distinction majeure entre les différentes formes du vegan se fait en fonction de «ce qu’on mange et ne mange pas». Sois on consomme des plantes et des aliments dérivés des plantes (légumes, fruits, algues, germes, graines, légumineuses, noix …), sois on suit simplement l’étiquette « pas d’ingrédients d’origine animale ». Dans cette dernière catégorie on trouve toutes sortes de produits transformés et pré-préparés, souvent à base de soja (fromage de soja, tofu aromatisé, pizza végétalienne et chocolat de soja). Les deux extrêmes et les nuances intermédiaires permettent différentes façons d’expressions, basées sur des croyances personnelles, les connaissances, l’accessibilité et ce qui est branché.

Une autre différenciation peut se faire en fonction de la motivation principale d’être végétalien. De manière générale, on est végétalien sois pour des raisons nutritionnelles et de santé et/ou pour des raisons éthiques et la protection et le respect des animaux – et évidemment toutes les nuances possibles entre les deux. Autrement dit, « le style de vie végétalien est plus saine » versus « nous ne sommes pas censés nuire et manger des animaux ». Parfois on discute même s’il est « éthiquement acceptable » de consommer des produits « naturellement récurrents » d’animaux (œufs, miel, laine de mouton …). Allez comprendre…

La motivation spirituelle ou religieuse pour être végétalien (ou végétarien) peut également rentrer dans l’équation. Prenons par exemple plusieurs états fédéraux d’Inde où la majorité de la population se définit comme végétariens: 61% au Gujarat, 67% au Pendjab, même 75% au Rajasthan (Times of India, juin 2016, enquête publiée en 2014 par le Registrar General of India). Qu’est-ce qu’en disent défenseurs de la consommation de viande qui considèrent la viande « absolument vitale pour les humains »?

En outre, le choix d’être seulement un végétalien “en cuisine” ou aussi dans d’autres domaines de consommation (vêtements végétaliens, chaussures végétaliennes…) accroit encore plus la diversité. Cela dit, il semble y avoir une corrélation entre les partisans éthiques d’un style de vie végétalien et une mode de fonctionnement végétalien à 360° (zéro produit d’origine animale nulle part dans sa consommation ou utilisation).

Par conséquent, peut-on vraiment parler « d’un mode de vie végétalien » ou devrions-nous pas plutôt parler du « style de vie végétalien individuel »… les «50 nuances d’être vegan»? Au-delà de mes convictions personnelles, mon expertise et mes expériences, je pense qu’il n’y a pas nécessairement un seul bon chemin à suivre – mais seulement des choix personnels et en prendre la responsabilité (voir mon article – en Anglais –  sur « Prendre la responsabilité »).

L’autre jour – en voyageant en Autriche – j’ai vu un grand choix de magazines pour les « vegans » (comme Green Life, Vegan für mich, Vegan Magazin, Welt Vegan – j’ai posté une photo sur Instagram) – ne même pas comptant les magazines de cuisine. « Une bonne nouvelle et la preuve que les choses bougent », me disais-je. Cependant, en feuilletant les magazines, je me suis rendu compte que les  lignes éditoriales semblaient très influencées par un choix éthique (ce qui est OK pour moi). Juste, l’aspect nutritionnel des choix végétaliens, les pièges, les options, les considérations nécessaires, les croyances obsolètes et les mythes manquaient en grande partie. Et cela me semble problématique!

Je suis vraiment content d’observer une sensibilisation accrue pour un mode de vie végétalien (jusque au point de la publication des magazines en Allemagne – et aussi au Royaume-Uni). En même temps, je vois un danger dans le manque (partiel) d’expertise et de discussion nutritionnelles. Tant qu’être vegan reste – au moins dans notre hémisphère – un mode de vie minoritaire, les gens doivent être éduqués à ce sujet, ils doivent comprendre ce qui est sain et ce qui ne l’est pas et comment faire une transition – même partielle – responsable.

©The Vibrant Factory
À propos de Stefan Lehner: Coach et éducateur en nutrition basé à Paris, disponible dans le monde entier. Il a précédemment travaillé dans le management d’une entreprise multinationale. Il préconise l’impact énorme des choix alimentaires et du style de vie sur la santé et le bien-être et se concentre sur les transformations durables en questionnant le « quick-fix ».
www.thevibrantfactory.com, sur Facebook et Instagram

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