PRÊT POUR LE CHANGEMENT ? EN FAIT, PAS VRAIMENT…

Adopter un style de vie plus sain, éliminer les aliments néfastes, s’y engager dans la durée pour en faire de nouvelles routines quotidiennes – plutôt du bon sens. Et pourtant, la plupart d’entre nous, on n’y arrive jamais. Nous trouvons toutes les (mauvaises) excuses pour rester là où nous sommes. In fine, sommes-nous vraiment prêts pour le changement?En observant nos habitudes alimentaires, nos inquiétudes, nos croyances limitantes et souvent erronées, ce que on peut lire dans la presse sur la nourriture et la santé – je ne pense pas que nous soyons vraiment prêts pour le changement. Cela dit, nous sommes plus que «prêts» pour le changement (je parlerais plutôt d’urgence)… En tant que société nous sommes malades, préférons la mauvaise alimentation et considérons qu’une pilule est la solution. Cependant, nous ne sommes «pas prêts» dans le sens de devenir responsables de nous-mêmes et de nos actions. Nous n’agissons pas comme des adultes responsables, sinon plutôt comme des enfants qui attendent qu’une autorité quelconque décident pour eux ou leur dictent quoi faire…

Je me demande si l’idée de «prendre soin de sa propre santé grâce à un style de vie sain» ne concerne toujours que quelques individus par ci et par là. Pour une minorité, parfois considérée comme un peu bizarre, à l’écart de la société ou des extrémistes? La grande majorité continue comme elle l’a toujours fait, soit sans se soucier de l’alimentation et de la santé, soit en prétendant qu’il ne s’agit pas d’un véritable enjeu sociétal.

La psychologie nous enseigne que notre esprit et nos émotions (les émotions créent des pensées et vice versa, dans les deux cas pas nécessairement de pensées logiques et raisonnables) sont capables de nous raconter toutes sortes d’histoires et de fabriquer toutes sortes d’excuses et de raisonnements : par exemple, changer les habitudes alimentaires « n’est pas une bonne idée » ou « n’est pas tout à fait nécessaire, parce que je me sens bien » ou « manger un peu de tout est bien la bonne approche » (voir la courbe de la transformation). D’une certaine manière, nous sommes involontairement souvent – ou plutôt la plupart du temps – dépendants de notre configuration psychologique.

En plus des pensées et les émotions, il y a encore une autre façon pour comprendre notre « résistance au changement »: Quand est-ce que nous sommes vraiment motivés pour changer (dans n’importe quelle domaine)? Eh bien, seulement lorsque le « dégrée de malaise ou de souffrance » dépasse les avantages de ne pas changer. Autrement dit, ce n’est que lorsque la souffrance devient insupportable que nous arrivons à bouger. Par conséquent, notre meilleur – notre seul – facteur de motivation est-il vraiment  un degré élevé de souffrance?

C’est exactement ce que j’observe par rapport dans notre relation avec la nourriture: Nous devons être très malades et notre vie doit être potentiellement en danger, avant même que nous envisagions un vrai changement alimentaire. Être ballonné et fatigué après le repas, avoir une mauvaise digestion ou prendre des médicaments contre l’hypertension est pour la plupart du temps insuffisant pour déclencher un changement comportemental. Le nombre de personnes en surpoids est hallucinante, mais un peu de ventre – en particulier lorsque nous vieillissons – est considéré comme «normal» (y compris des mauvais résultats sanguins, les artères bouchées, les cernes sous les yeux, le teint terne…) et apparemment toujours trop peu d’inconfort pour se réveiller…

Qu’est-ce que j’en pense de tout ça? Eh bien, est-ce c’est juste une impression ou est-ce que j’écris très souvent des articles avec un regard critique sur nos habitudes alimentaires, la santé de la société et notre mode de vie actuel? 🙂 Eh bien, il y a une certaine frustration (et oui, parfois j’ai encore quelques difficultés à accepter ce qui est et ce qui se passe dans ce monde en ce moment…), et un peu de colère mêlée d’incompréhension. Peut-être, je suis trop impatient et/ou j’aimerais que les choses soient déjà différentes?

  • Combien d’années faudra-t-il encore – 5, 10, 20 ou 50 ans ? – avant que notre conscience sociétale ne change?
  • Combien d’années faudra-t-il continuer à faire face à une augmentation épouvantable des maladies de « style de vie » (maladies cardiovasculaires, cancer, diabète 2, problèmes du système immunitaire…) et la souffrance qui va avec, avant que notre état d’esprit ne change?
  • Combien d’années encore avant que les restaurants proposent des plats sains et équilibrés et travaillent avec les experts en nutrition pour élaborer des menus?
  • Combien d’années encore jusqu’à que les aliments transformés, les aliments morts, pleins de sucre, de sel et de conservateurs disparaissent de nos supermarchés?
  • Combien d’années encore accepterons-nous les distributeurs automatiques de boissons gazeuses dans les hôpitaux et des services d’oncologie?
  • Combien d’années encore avant un plat de fruits (FPML) deviendra un repas spécial disponible sur les vols long-courriers de toutes les compagnies aériennes (et ne pas seulement quelques-unes d’Asie et du Moyen-Orient)? :-9
  • Combien d’années encore avant que les repas dans les hôpitaux et les écoles contiennent des jus verts frais, ainsi que des aliments frais et nourrissants?

Pourrai-je encore voir ce changement sociétal majeur dans ma vie ou cela ne se produira-t-il que dans la prochaine génération (car je suis convaincu que nous nous dirigions vers un style de vie « plus sain et équilibré »)? COMBIEN D’ANNÉES ENCORE… En attendant, je continue de profiter de  mes jus verts, mes graines germées « poussées-maison » et des ingrédients organiques…

©The Vibrant Factory
À propos de Stefan Lehner: Executive coach, Life coach, ainsi que coach et éducateur en nutrition basé à Paris, disponible à intervenir dans le monde entier. Il a précédemment travaillé dans le management d’une entreprise multinationale. Il préconise l’impact énorme des choix alimentaires et du style de vie sur la santé et le bien-être et se concentre sur les transformations durables en questionnant le « quick-fix ».Son credo, en coaching exécutive ainsi qu’en coaching autour de nutrition est la responsabilisation : devenir responsable de ses choix, ses envies et ses actes.
www.thevibrantfactory.com, sur Facebook et Instagram

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